Bonjour à tous et merci de suivre notre 2ème nuance de vert !

La semaine dernière, nous étions au Japon pour découvrir le Mainichi, premier journal à planter. Aujourd’hui, nous allons faire un tour en Islande où un Ari Jónsson a conçu la première bouteille biodégradable à base d’algues.

Non, ce ne sont pas des préservatifs géants ! 🙂 Crédits : consoglobe

Entièrement naturelle et biodégradable, cette bouteille pourrait, à terme et une fois son développement stabilisé, constituer une véritable révolution pour notre alimentation et le sauvegarde de notre planète.

Comment ça marche ?


Pour concevoir sa bouteille biodégradable, Ari Jónsson a mélangé de la poudre d’agar-agar, déjà bien connue en cuisine, à de l’eau. Bien dosés, ces deux éléments prennent une texture gélatineuse aisément modelable.

Une fois chauffé, le mélange est moulé puis conservé au congélateur. Quand il est complètement refroidi, il garde la forme du moule, en l’occurence d’une bouteille. Mais cela signifie qu’il peut aussi prendre la forme d’une fourchette, d’une assiette ou même d’un tupperware !

100 % naturelle et biodégradable, la bouteille d’Ari conserve sa forme tant qu’elle contient du liquide. Une fois vidée, la matière commence à se décomposer.

 

Pourquoi ça nous plaît ?

Devinez un peu combien de temps il faut à une bouteille plastique pour se décomposer. J’entends 50 ans à ma gauche… 100 ans à ma droite… Qui dit mieux ?! Hé bah not even close. Ça met 1000 ans à se décomposer entièrement de la surface de la planète. Pour une seule petite bouteille.

Alors transformer l’usine Evian en centre de production d’agar-agar, plutôt deux fois qu’une ! Il est plus que temps de se demander pourquoi nous utilisons une matière aussi mortifère que le plastique pour produire des milliards de bouteilles que la plupart des gens n’utilisent qu’une seule fois avant de les jeter.

Alors oui, la pédagogie passe par apprendre à tout un chacun à réutiliser ses bouteilles tout comme ses sacs plastiques. Mais l’action passe par la recherche de nouveaux matériaux susceptibles de le remplacer, tout comme l’a fait Ari.

Quand on sait que 50% du plastique mondial n’est utilisé qu’une fois avant d’être jeté, on se dit qu’il est temps que les industriels de la filière y mettent leur nez. Encore faudrait-il trouver un moyen de leur montrer que cela peut générer plus de profit pour eux, sans quoi on n’est pas certains d’attirer leur attention.

Dans un genre plus léger, on aime aussi le fait que l’agar-agar déteint un peu sur la bouteille et lui donne un aspect doré. Il peut aussi donner un petit goût salé à l’eau. Pour ceux qui seraient conquis par cette nouvelle saveur, Ari dit que la bouteille pourrait se croquer ! Prêts à tenter l’expérience ?

Qu’est-ce que ça peut changer ?

D’abord, cela pourrait considérablement améliorer la durabilité de notre alimentation. Plus besoin d’effectuer un long travail pédagogique sur le fait de ne plus jeter ses bouteilles en plastique. Les plus sensibles pourraient continuer leurs efforts en réutilisant leurs bouteilles et les plus réluctants pourraient continuer à les jeter sans polluer !

Ensuite, parce que cette forme de consommation durable aurait un effet incroyablement positif sur la préservation des océans. Et qui dit océan préservé dit planète sauvegardée. Et donc, maintien de la vie sur terre.

Au cas où on l’aurait oublié – parce qu’on n’a pas tous les jours des milliards de fragments de plastique sous le nez – le 7ème continent est toujours en mouvement dans les mers et océans du globe.

Le septième continent, terre sauvage… Crédits : Toutvert

Qu’est-ce que c’est donc que cela ? C’est tout simplement un continent fait de déchets. Sous l’effet des courants, cette plaque de plastique qui fait six fois la taille de la France se déplace et tue tout sur son passage : mammifères marins, coraux, poissons, oiseaux…

Hé oui, jusqu’à ce que nos amis les albatros et les phoques apprennent à faire la différence entre une bouteille de Cristalline et un colin, il faudra que nous, les humains, nous agissions pour éviter cette catastrophe en faisant de notre consommation un mode de vie pérenne qui ne met pas en péril notre propre vie et celle de notre planète.

Pour poursuivre l’action, écoutez le Ted Talk de deux adolescentes qui ont révolutionné l’utilisation des sacs plastiques à Bali en utilisant leur pouvoir de citoyennes. Inspirantes et inspirées, on peut en prendre de la graine !

Marion, pour Out of the Box