Beaucoup d’enfants souffrent aujourd’hui de ce que l’on appelle « le Trouble de Déficit de la Nature ».

Ce trouble est causé par un manque de lien avec la Nature et se manifeste au niveau individuel ainsi qu’au niveau social. Il est à l’origine d’excès de poids, de maladies cardio-vasculaires, de difficultés à contrôler ses impulsions, de troubles de la perception et de l’estimation de ses propres capacités ainsi que d’hyper-activité.

Une étude menée à l’Université de l’Illinois montre que, pour des enfants atteints de déficit d’attention et d’hyper-activité, le fait de jouer dans les arbres et dans l’herbe réduit leurs troubles tandis que jouer à l’intérieur les augmente.

D’autres recherches ont prouvé que passer du temps dans la Nature permet de restaurer l’attention, c’est-à-dire aider le cerveau à se remettre d’une surcharge sensorielle et cognitive, ce qui réduit le stress et améliore les performances ultérieures sur les tâches cognitives.

Des scientifiques ont constaté que les enfants pratiquant des activités en extérieur et en lien avec la Nature au sein de leur école avaient des niveaux de restauration de l’attention plus élevés et développaient en conséquence des comportements pro-environnementaux plus importants.

Les chercheurs de l’Université Cornell ont ainsi démontré que des enfants âgés de moins de 11 ans qui passent du temps dans la Nature en pratiquant la randonnée et le camping grandissent en adultes qui se préoccupent davantage de l’environnement que ceux qui n’ont bénéficié d’aucune exposition précoce.

Veiller à ce que chaque enfant puisse développer un lien personnel avec le monde naturel améliore donc leur qualité de vie et leur bien-être tout en leur permettant de développer des attitudes positives à l’égard de l’environnement. C’est donc une action aussi bénéfique pour le présent de nos enfants que pour l’avenir de notre planète !

Marion, pour Out of the Box