Chaque jour, Internet, les journaux et la télévision nous abreuvent de nouvelles catastrophes. Le réchauffement climatique empire, les efforts de reforestation ne font pas le poids face à la déforestation industrielle et la surpêche continue de stériliser les océans.

Aujourd’hui, tout le monde est au courant

 

Ce sont des vérités et des faits difficiles à ignorer. Les sondages montrent même que la grande majorité d’entre nous aimeraient que notre planète, sa faune et sa flore soient mieux protégées. De nombreuses personnes agissent déjà dans ce sens : les pionniers de l’alimentation durable dont nous diffusons les actions pour inspirer encore davantage d’hommes et de femmes à agir positivement.

Mais comment amener à agir ceux qui sont encore passifs ou mal informés ? Il y a deux problèmes fondamentaux à cette situation. Le premier est que cette absence de volonté d’action de la part de nos générations ne préparent pas un terrain positif pour les générations futures qui ne voient pas leurs parents se démener pour sauver leur planète. Il est aisé de le solutionner en se retroussant les manches et en cessant de palabrer pour agir.

Le deuxième est plus complexe. En n’agissant pas ou peu en faveur de la protection de notre planète, nous coupons aussi nos enfants de leur connexion avec la Nature. Et si nos enfants ne reprennent pas le flambeau de notre action, qui protégera la Terre ?

Splasch !! – Crédits : Featherdown

Depuis les années 1970, l’espace dans lequel les enfants pouvaient jouer sans surveillance a diminué de près de 90%. Aux États-Unis, les enfants jouant en plein air ont diminué de moitié en l’espace de 6 ans. Et avec la moitié de son temps passé devant un écran, la prochaine génération sera bien mal équipée pour défendre une planète avec laquelle elle n’est plus connectée !

Mais comme toujours dans l’éducation, ce n’est pas de la faute des enfants.

Certains parents ont peur de laisser un enfant jouer dehors sans surveillance de peur qu’il se fasse kidnapper ou écraser par une voiture. Alors qu’à l’intérieur, il est si facile de confortablement l’installer devant la télévision où l’on aura même pas besoin de le surveiller !

Les parents voient trop souvent l’extérieur comme dangereux au profit d’un intérieur sécurisant, ce qui les amène à complètement dépouiller leurs enfants de tout contact avec la Nature de sorte qu’elle n’est plus réelle ou importante à leurs yeux.

La Terre est condamnée si nous ne débranchons pas les enfants de leurs écrans pour les pousser à faire partie du monde. Et pourtant, nous le voyons bien aujourd’hui à la télévision, peindre sans cesse un portrait désastreux de l’avenir de la planète n’est pas un vecteur profond de changement.

En effet, l’idée d’une destruction à une échelle aussi massive peut être pour certains trop difficile à conceptualiser ou sembler à d’autres trop hors de leur portée pour motiver à agir. Et puis il faut bien l’avouer, quand un problème semble lointain ou abstrait, il peut facilement être mis de côté par des préoccupations plus urgentes et immédiates.

Pour pallier ces deux écueils profondément liés à la psychologie humaine, des scientifiques ont trouvé une solution : développer une relation de compassion avec le monde naturel.

Selon eux, le désir de protéger la planète est intrinsèquement lié à notre connexion à la Nature. En passant du temps dans la Nature, nous développons un sentiment d’unité avec elle, une connexion émotionnelle qui augmente le sens de notre responsabilité personnelle envers la planète.

Encourager nos enfants à former un attachement émotionnel à la Nature est donc très certainement la clé pour protéger l’avenir de notre planète.

Dans la suite de notre dossier Enfants & Nature, vous découvrirez les bienfaits de renouer un lien avec avec la Nature pour nos enfants !

Marion, pour Out of the Box